En 2018, les émissions de CO2 ont de nouveau diminué en Europe

Publié le par Direction Europe et International

Mots-clés : europe

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Les émissions de CO2 issues de la consommation d’énergie, qui représentent l’essentiel des rejets dans l’atmosphère, ont diminué de 2.5% au sein de l’Union européenne entre 2017 et 2018. Une baisse constatée dans plus de deux tiers des Etats membres, et qui résulte notamment des objectifs fixés au niveau de l’UE.

La baisse est significative pour Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. A titre de comparaison, entre 2016 et 2017 ces émissions avaient connu une hausse globale de 1,8 % dans l’UE. Seuls sept Etats membres les avaient vu diminuer malgré des objectifs ambitieux.

En 2018, les émissions de CO2 issues de la consommation d’énergie ont encore augmenté dans huit Etats membres, et notamment en Lettonie (8%). Mais elles sont en recul dans tous les autres pays.

L’objectif global de l’UE est, pour l’instant, de réduire de 80 à 95% ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050, par rapport aux niveaux de 1990, avec des étapes intermédiaires de 20% de réduction d’ici à 2020, 40% de réduction d’ici à 2030 et 60% d’ici à 2040. Pour tenir ces objectifs globaux, des sous-objectifs nationaux ont été fixés dans chaque pays, en fonction de leur situation.

Par exemple, le Portugal et la Bulgarie, avaient connu de fortes augmentations l’année précédente. Au total, leurs émissions diminuent bien, mais moins que ce à quoi on pourrait s’attendre. L’Irlande enregistre au contraire une baisse régulière sur plusieurs années consécutives, mais malgré cela, les émissions ne baissent pas de plus de 1% par rapport à 2005, bien loin des 20% attendus. En outre, La France s’en tire plutôt bien, avec une réduction des émissions supérieure à la moyenne européenne.

Le manque d’homogénéité des Etats de l’Union était néanmoins à prévoir : la répartition des efforts fait l’objet de discussions continuelles entre les pays les plus industrialisés et les économies les moins riches, pour qui les objectifs fixés sont moindres (une réduction de 19% à Malte contre 40% pour la Suède).

En outre, il faut prendre en compte la question de la délocalisation de la pollution. "Par exemple, le charbon importé entraîne une augmentation des émissions, tandis que l’électricité importée n’a pas d’effet direct sur les émissions du pays importateur mais affecte le pays exportateur dans lequel elle a été produite", explique Eurostat.

Entre 1990 et 2016, les émissions totales de gaz à effets de serre (le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et les gaz fluorés) ont diminué de 22% dans l’UE. L’objectif fixé pour 2020 sera donc normalement rempli.

Afin d’atteindre les niveaux souhaités en 2030 et 2050, la Commission préconise désormais l’élaboration de "politiques et de mesures visant à réduire encore davantage le niveau des émissions". Une baisse de 45 à 50 % en 2030 serait plus cohérente avec les objectifs de l’accord de Paris.

Source : Toute l’Europe